Regard d’actualités

L’actualité, de ces derniers mois, confirme le gris de la météo .Comment être au beau fixe quand partout les signaux sont aux rouges ?

Les attentats ici ou ailleurs, les intempéries, la cohorte de personnes qui fuient leurs pays, la violence palpable à certains endroits, dans la rue lors des manifestations, dans les relations de travail qui se tendent. La planète qui nous dit sans cesse « Je suis fragile, faites attention à moi » , le monde médical de plus en plus expert et qui a de moins en moins de temps pour humaniser les soins , la solitude des personnes âgées  tandis que des chercheurs nous prédisent une vie rallongée , la perte de confiance dans les institutions religieuses , politiques , juridiques , financières ..La liste serait longue de tous les maux individuels et collectifs. Pour faire du buzz, les médias se gargarisent en nous montrant en boucle toutes les images de ce qui ne va pas, toutes les petites phrases assassines des uns ou des autres, toutes les malversations individuelles ou corporatistes  …

« On marche sur la tête » … est une phrase qui revient souvent dans les rencontres que je peux avoir ici ou là .Le monde est désenchanté. La société de consommation, qui nous permet, ici, en France, d’être l’un des pays où le taux d’équipements des familles n’a jamais été aussi élevé, ne permet pas aux personnes de trouver du sens, le sens du bonheur.

Alors les mécanismes habituels de stress arrivent :

Le premier  mécanisme est le repli sur soi, sur son quant-à-soi, un repli identitaire au sein de sa proche cellule familial ou dans un groupe communautaire. L’autre étant alors  perçu comme potentiellement dangereux ou malveillant, il faut qu’il sorte …

Le second mécanisme est un mécanisme de violence. Me sentant victime, je deviens moi-même le bourreau. Alors bien sûr, je ne vais pas sortir ma kalache (quoique), mais l’on voit la violence monter, dans le sport, au sein de l’entreprise, dans la rue, dans les discours et quelques fois même tout prêt de soi …

Et la spirale monte vite, et les esprits inquiets s’échauffent vite et les pulsions premières de l’homme qui ne sait plus prendre du recul,  remontent à la surface.

C’est tentant et facile de prendre ce chemin-là. Et c’est pourquoi les extrémistes de tous bords utilisent ces leviers à bon escient.

Ce matin je me dis que j’ai la chance d’avoir reçu une bonne éducation. Une éducation intellectuelle qui me permet de pouvoir analyser et prendre du recul, une éducation identitaire qui me permet de savoir d’où je viens et du coup vers quoi je vais, une éducation du cœur qui me permet de changer mon regard et de choisir la joie et le bonheur. Ce n’est pas une posture utopiste ou du monde enchanté de « Oui Oui » mais cela me permet d’affuter mon  regard aux signaux de peurs, de replis, de jugement négatif, de généralisation et de récupération partisane.

Je sais que la sérénité n’est pas aussi contagieuse que le stress, mais à chaque instant je me dis que cela vaut le coup d’essayer …

 

Et vous……. Votre regard ce matin ?

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